Accompagnement Naissance

Une Doula pour l’Accompagnement à la Naissance

« Pour changer le monde, nous devons d’abord changer la façon dont les enfants naissent. »

Michel Odent

Une Doula est une personne formée et expérimentée qui accompagne la naissance.

Les 4 pilliers de mon métier sont le soutien émotionnel, le soutien physique, l’éducation et le plaidoyer (soutenir les parents quand au respect de leurs droits et leurs choix).

En tant que Doula, j’offre un soutien empathique et inconditionnel, sans jugement, a tout type de famille, pendant la grossesse, lors de l’accouchement, sur la période postnatale mais aussi et cela est moins connu, lors du deuil périnatal & chemin de fertilité.

Je travaille toujours en complément du suivi médical choisi avec :

  • tout professionnel (obstétricien ou sage-femme)
  • tout lieu (hôpital, clinique privée, plateau technique, maison de naissance, centre de naissance,  filière physiologique ou domicile)
  • tout type d’accouchement (avec/sans péridurale, physiologique, césarienne, vaginal après césarienne, accouchement dans l’eau, ect.)

Mon objectif est de créer une bulle de sécurité et de confiance. De tenir et soutenir la famille sans jugement (‘holding the space’). En maternant la mère, en apportant assurance et encouragement, on facilite le rythme naturel, intime et sacré de ce grand moment de vie. L’éducation et la préparation en amont, la connaissance des options de naissance redonne le pouvoir a la famille de prendre des décisions qui sont justes pour elle.

“SI TU NE CONNAIS PAS TES OPTIONS C’EST QUE TU N’EN A AUCUNE »

Je base ma pratique et prépare les futurs parents a la naissance en priorisant une éducation fondée sur les faits (‘evidence-based’ en anglais qui veut dire basée sur les données probantes d’études cliniques systématiques) mais aussi une approche intégrative et holistique.

Etre informée et éduquée et se sentir ’empowered’ ( autonome, fort et capable) sont absolument les deux facteurs clefs d’une naissance réussie, peu importe comment celle-ci s’est déroulée.

Toutes les études* le démontrent, connaitre ses options :

  1. permet de réduire l’inconnu et le cycle classique « peur-tension-douleur »
  2. permet de prendre une part active dans le processus de décision
  3. permet de réduire les risques de trauma due a la perte de controle

Accoucher ne devient plus quelque chose qu’on « subit » en acteur passif, on devient actif et on se sent ’empowered’. Contrairement à la croyance populaire, on a des choix et des options lors de son accouchement. Ceci seront différents selon la famille et en tant que Doula j’offre une approche non-jugeante, je soutiens et informe les familles sur ces choix.

Mon role est avant tout de permettre à la femme de travailler plus intuitivement avec son corps et ses besoins ; de donner naissance de la facon dont ELLE le souhaite et de savoir évaluer ses choix et options avant, pendant et après le travail.

* Etude “What Do Women Want”, 2004, Cheryl Beck. Photo @maggartphotography @afarmer0

LES DOULAS, « PROUVÉES SCIENTIFIQUEMENT »

De nombreuses études ont été conduites sur le sujet et démontrent les bénéfices d’avoir une doula. Dans certains pays, les doulas sont devenues une partie integrale de l’équipe de naissance et de l’équipe postnatale (comme le démontre mon expérience en Australie).

La plus récente date de 2017 par Bohren et al. C’est une revue systématique Cochrane* de 26 études dans plus de 17 pays impliquant 15 858 femmes au total, intitulée « Soutien continu pour les femmes pendant l’accouchement« . L’étude conclue que la présence d’un(e) accompagnant(e) améliore les résultats d’un accouchement a la fois pour maman et bébé.

Et cela est d’autant plus efficace quand le soutien continu est offert par une personne qui n’est pas un membre de la famille, qui a recu une formation, qui est experimentée, qui est uniquement présente dans ce role de soutien (independante du personnel hospitalier) … BREF UNE DOULA QUOI !

Résultats :

  • favorise un accouchement spontané (plutot qu’un déclenchement)
  • durée de l’accouchement réduite
  • baisse des césariennes
  • baisse des péridurales
  • baisse du besoin de médicaments pour la douleur
  • baisse des extractions instrumentales (ventouse, forceps)
  • baisse de sentiments négatifs par rapport a l’accouchement
  • réduit les risques de score APGAR faible (évaluation de la vitalité d’un nouveau-né)
  • La dépression post‐partum pourrait être moins fréquente
  • CONCLUSION : AUCUNE CONSEQUENCE NEGATIVE !! QUE DE MEILLEURS RESULTATS. Alors pourquoi toutes les femmes en France ne choisissent-elles pas de prendre une Doula?!

Une autre étude est souvent citée, celle de Klaus, Kennel and Klaus** (1993, USA) avec 50% de baisse du taux de césarienne, 60% de baisse des demandes de péridurales, 25% de diminution de la durée du travail, une meilleure interaction et un meilleur attachement maman/bébé, ainsi qu’un meilleur allaitement.

*Cochrane est une organisation internationale indépendante et à but non-lucratif qui a pour mission de favoriser les prises de décisions de santé éclairées par les données probantes, grâce à des revues systématiques pertinentes, accessibles et de bonne qualité et à d’autres synthèses de données de recherche. Voir la revue systématique, de 2017 par Bohren et al.

**Référence dans le livre : Mothering the Mother, “How a Doula Can Help You Have a Shorter, Easier and Healthier Birth.

DIFFÉRENCE ENTRE LE CONJOINT.E ET LA DOULA

Une des premieres inquiétudes sur le role de la doula est qu’elle va peut-etre « remplacer un partenaire qui veut etre actif ». La premiere regle est qu’on ne ne réduit pas le role du conjoint.e, on le magnifie.

  • Mon rôle est différent et complémentaire du conjoint.e. Je renforce son role.
  • Je suis un point d’ancrage solide pour les DEUX parents à la fois. Le conjoint.e traverse aussi un gros voyage émotionnel qui necessite un soutien, il devient parent aussi!
  • Contrairement au conjoint.e, je ne suis pas impliquée émotionnellement, ce qui me permet de rester calme et sereine dans les moments intenses.
  • J’emmene mon expérience et mes connaissances du processus de naissance et du systeme médical. La majorité du temps, le conjoint.e n’a ni expérience ni connaissance du processus, des interventions ou des politiques hospitalieres.
  • Ma presence ne rend pas le role du conjoint.e moins valable. Au contraire: cela l’aide a etre plus présent, calme et focus.
  • Je suis une autre paire de mains pour soutenir maman et prendre soin d’elle.
  • On se ne se marche pas sur les pieds ! Le conjoint.e a aussi besoin de boire, manger, faire pipi et parfois a juste besoin de sortir 2 minutes reprendre son souffle!
  • Si le conjoint.e est actif, super ! Je vais magnifier cela et le soutenir dans le role primaire. Je vais regarder « ce qui marche » et aider parents (et soignants!) a voir cela aussi.
  • Meme pour un conjoint.e hyper investi, il y a parfois des moments effrayants aussi, ou tu perds un peu pied ! Tu regarde la personne que tu aimes vivre une experience intense et douloureuse et tu te sens impuissant, perdu, effrayé.
  • Si c’est plus dur pour le conjoint.e je le guide et lui montre la direction pour reprendre son role en main et comment il peut etre utile. En 15-20 min, hop il se sent soutenu et reprend du courage.
  • Avec ma présence, le conjoint se sent plus présent, capable et investi.
  • Je garde un oeil sur la logistique (contractions, heure, sac, depart pour l’hosto , bougies, éléctrostimulateurs, maman boit, maman fait pipi, lumieres tamisées, musique …)

EVIDENCE-BASED : Une étude (2008, McGrath and Kennell) a évaluée les effets de la doula et du conjoint.e qui travaillent en équipe : la doula réduit significativement le risque de césarienne (seulement 13% de césariennes) comparé a la présence du conjoint seul (25% de césariennes).

DIFFERENCE ENTRE L’ÉQUIPE MÉDICALE ET LA DOULA

Partout dans le monde, il y a deux familles de professionnels médicaux pour suivre un accouchement : sage-femme et obstétricien. Malheureusement comme le témoignent ces professionnels, le manque d’effectif et les contraintes du systeme hospitalier ne leur permettent pas de jouer le role de soutien émotionnel et physique qui est nécessaire pour les parents.

  • En tant que doula, je ne fais aucun geste médical : pas d’examens du col de l’utérus, de touché vaginal, je ne délivre pas bébé, ne fait pas de monitoring, … Ca c’est le role du pro de santé.
  • Je ne donne pas de conseils medicaux, ni ne diagnostic une condition, ca c’est le pro.
  • Je suis présente exclusivement pour l’unique cliente que je soutiens, ce qui n’est pas possible pour le pro qui suit de nombreuses patientes en meme temps.
  • Je suis le seul lien continue. Je suis présente depuis le début du travail quand on est encore a la maison jusqu’a la fin, quand bébé est en peau a peau contre maman. Le pro est souvent la pour un shift de 7 ou 8 heures et ensuite l’équipe change donc la famille peut etre suivi par differentes sage-femmes au fure et a mesure du travail. L’obstetricien n’intervient qu’en cas de complications ou lors de la deuxième phase du travail : la naissance/expulsion du bébé.
  • Je reste présente comme ancrage pour les deux parents pendant tout l’accouchement. De part le nombre de patientes (souvent 5 a 8 en meme temps), le pro rentre et sort de la chambre et ne peut offrir une continuité dans le processus, laissant le conjoint.e comme seul referent pour la femme.
  • Je consacre 100% de mon temps au soutien emotionnel et physique, a l’information et plaidoyer. Quand il est dans la chambre le pro fait du soin médical : vérifie les équipments, monitoring, prennent la tension, rangent et organisent, documentent le dossier medical sur l’ordi ou papier, organise interventions et medicaments. Les etudes montrent qu’il ne lui reste que 12% de son temps pour ce soutien emotionnel et physique vital.
  • Je masse, j’encourage, je caresse, je parle, j’observe, … tous mes gestes sont des gestes d’amour. Car il en a peu, le pro consacre souvent son temps aux gestes medicaux. Pour la mere ce touché peut etre majoritairement désagréable : aiguille dans le bras, doigts dans le vagin, obligé de s’allonger pour le monitoring, …
  • Je suis indépendante. Je respecte le conseil médical mais je vais aussi aider les clients a prendre des décisions informées. Le pro est embauché par l’hopital donc doit suivre les régulations meme si parfois il est contre lui-meme! Oui il est la pour le plaidoyer des patients mais a aussi un soucis de satisfaire l’employeur. Dificile !
  • Je me base sur les préférences de naissance que la famille a établit en amont. Parfois le pro se base sur son expérience quotidienne, qui on le sait en hopital est généralment plutot interventioniste. Des lors, il arrive que certaines familles ne se sentent pas soutenues si ses préférences different du systeme classique.
Travail d’équipe lors de l’accouchement !! La doula qui aide avec le rebozo, la sage-femme qui accueille bébé , conjoint qui soutien maman et l’assistance de la sage-femme qui prend les notes ! (photo @alanna_farmer)

EVIDENCE-BASED : Une étude américaine montre qu’ à l’hôpital, dans un suivi classique, une sages-femme passe 31% du temps dans la chambre d’une patiente et 69% hors de la chambre. Trois études canadienne montrent que c’est 30 a 50% du temps dans la chambre d’une patiente et 50-70% de leur temps hors de la chambre. La France serait bien en ligne avec ces chiffres !

Il est important de rappeler que les pros ne se tournent PAS DU TOUT les pouces, bien au contraire, et courrent de patiente en patiente, communiquent avec les autres membres de l’équipe, couvrent les collègues pendant les pauses, gèrent le service, … generalement en sous-effectif et avec beaucoup de stress. Mais pour la famille, la réalité est la : on est un peu livré a soi-même!

LES OUTILS DISPONIBLES DANS MON SAC DE MARY POPPINS

J’ai eu la chance de pouvoir me former avec des experts reconnus de la naissance (Spinning Babies, Orgasmic Birth, SheBirths, le College Australien de Doulas… ) et j’integre ces approches dans ma pratique.

Je suis professeure de Yoga Prénatal et j’ai étudié l’ayurveda, la nutrition, la psychologie ainsi que l’utilisation des huiles essentielles.

J’intègre l’acupression, le rebozo, les techniques d’accouchement actif (active birthing), la respiration de pleine-conscience, les sons, la relaxation, les méthodes d’hypno-naissance et de visualisation (hypnobirth), le massage, le touché et les méthodes de contre-pression.

Ces outils sont a la disposition de mes clients en fonction de leurs préférences.

DIVERSITÉ & INCLUSION

J’offre un accompagnement personnalisé aux familles LGBTQI , aux Mamans Solos et aux Papas sur un chemin de GPA qui parfois se trouvent un peu malmenées par le système hospitalier traditionnel ainsi que les familles de toute culture et diversité dans le respect de leurs choix.