Mon parcours : des JO aux salles d’accouchement

Au fort d’une carrière dans le marketing sportif sur de gros événements internationaux et alors qu’on me proposait le job de mes rêves, ma motivation s’est soudainement essoufflée. Ce n’était pas un burn-out mais plutôt une réalisation progressive et inconsciente que nos vies quotidiennes sont souvent vides de sens, égoïstes et matérielles.

En devenant consciente, cette première réalisation a été un électrochoc, comme si soudainement je voyais tout avec de nouvelles lunettes et cela m’a poussé avec un sens d’urgence a une ÉNORME envie : celle de rejoindre et d’incarner, là tout de suite, le changement dont notre société et notre monde avait besoin. 

Sur le chemin de ma vérité

A la recherche de réponses, j’ai découvert la pleine conscience, la médiation et le buddhisme en passant les portes du centre bouddhiste de Sydney. Cela a été ma deuxième révélation : je trouvais des réponses aux questions que j’avais depuis toujours. En parallèle, j’ai redécouvert le yoga que j’avais certe déjà pratiqué régulièrement dans ma vie comme un style de ‘stretching’, mais dont la philosophie ancestrale m’avait échappé.

Le buddhisme comme le yoga ne sont pas des religions mais des philosophies de vie.

Ma vie professionnelle a alors tourné à 180 degrés : je suis devenue professeure de yoga, puis me suis spécialisée en yoga prénatal (yoga pour les femmes enceintes).

Découverte de l’accompagnement lors de la naissance

La formatrice pour le yoga prénatal, Katie Rose, était une femme incroyable et inspirante qui pratiquait aussi le métier de DOULA dont je n’avais jamais entendu parler.

J’avais toujours adoré travailler avec des bébés plus jeune lors de baby-sitting et j’aimais accompagner spécifiquement les femmes lors de mes cours de yoga mais la découverte du métier de doula a été ma troisième révélation …  une véritable flamme est née en moi et l’envie de me plonger là où nous commençons tous : la naissance. Comme le dit si bien Michel Odent : ”Pour changer le monde, nous devons d’abord changer la façon dont les enfants naissent”.

Je me suis formée à mon tour auprès du Collège Australien de Doulas qui propose une des seules formations au monde reconnues et accréditées par le gouvernement de son pays avec plus de 200 heures en présentiel et trois expériences d’accouchement auprès de familles.

Profession : Doula

Une fois formée, tout en travaillant à mon compte pour des clients doula privés, j’ai démarré un rôle au sein d’un programme novateur et totalement unique. En collaboration avec les services sociaux de l’état, notre équipe de doulas certifiées proposions un accompagnement éducatif et individualisé 24h/24 auprès de familles vulnérables. Un soutien immende pour ces familles et une leçon de vie et d’humilité pour moi, qui a transformé ma pratique.

J’ai plus tard rejoins l’équipe de l’institut SheBirths® (un des plus importants cours de préparation à l’accouchement en Australie), et manage toujours aujourd’hui leur programme Doula, en parallèle de mon rôle d’éducatrice.

J’ai ensuite choisi un Diplôme de ‘Counselling’ me spécialisant en Thérapie Périnatal afin de me sentir plus outilé pour accompagner des familles dans ces phases complexes de vie. J’ai également effectué une spécialisation afin d’accompagner les familles lors d’un deuil périnatal.

La formation continue est primordiale dans ce métier et j’ai eu la chance d’effectuer des perfectionnements et aux côtés d’experts mondiaux et continue toujours a me documenter sur les dernieres avancées dans le domaine, via mes lectures et recherches personnelles.

Les doulas dans le Monde versus les doulas en France.

J’ai eu une chance incroyable de découvrir puis pratiquer mon métier en Australie ou les doulas sont devenues des membres reconnus et respectés de l’équipe de naissance, aussi bien à l’hôpital qu’à la maison, comme dans d’autres très nombreux pays. 

DONA, la plus grande organisation au monde certifiant au métier de doula, recense 12 000 doulas dans plus de 50 pays. Et ce n’est qu’une petite partie ! En incluant toutes les organisations mondiales et les doulas traditionnelles, on peut facilement imaginer le double !

En France, on est encore loin derrière. La profession a subi des controverses lors de son apparition : le milieu médical s’inquiétant d’un possible exercice illégal de la médecine et la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires la classant parmi les dérives sectaires avant de la retirer l’année suivante !

En France, environ 300 doulas ont suivi une formation, la moitié est reconnue et répertoriée par l’Association Doulas de France. Et le métier est en expansion !

Peu d’hôpitaux autorisent une seconde personne présente à l’accouchement et le métier de doula est très peu connu de la majorité des professionnels hospitaliers. Heureusement les sages-femmes libérales et les praticiens de médecine alternative connaissent bien mieux notre métier ! Tout va bien, on est probablement juste 10 ou 15 ans derrière d’autres pays haha!

Pour poursuivre mon chemin de vie, j’espère pouvoir contribuer à l’expansion et au développement de notre métier en France, afin de contribuer à la prophétie d’Odent et de changer la façon dont les enfants naissent.

Merci d’avoir pris le temps de découvrir mon parcours. Pour plus de details sur mes formations et mon parcours, visitez ma page : Amelie Patrux – Me connaitre.